Audrey Tautou Web @ audreytautou.org est un site de fan non officiel qui n'est en aucun cas commercial ou lucratif. Nous ne sommes pas affiliés ou en contact avec Mlle Audrey Tautou et ne pouvons donc pas lui transmettre de courrier ou demande quelconque. Ce site a pour but d'informer toute personne intéressée par la carrière d'Audrey Tautou, nous ne postons rien sur la vie privée. Si un élément du site est votre propriété et que vous ne souhaitez pas sa publication ici-même, merci de bien vouloir nous contacter de façon à ce que nous nous mettions en conformité avec votre volonté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’origine c’était le théâtre qui l’attirait, les textes, les auteurs, mais c’est le cinéma qui la lance, utilise sa pétillante fraîcheur, son irrésistible candeur saupoudrée d’une charmante fantaisie. Si Jean-Pierre Jeunet a succombé à sa douceur enfantine, Pierre Salvadori en fait aujourd’hui une jeune femme séduisante et divinement sexy en lui offrant un rôle qui lui donne l’occasion de laisser exploser une ferveur des plus théâtrales.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette nouvelle aventure, le désir d’aborder une femme plus sensuelle, une séductrice moins sage que les héroïnes que vous aviez l’habitude d’incarner ?
C’était avant tout un vrai désir de travailler avec Pierre Salvadori, dont je suivais le travail depuis longtemps. J’avais adoré ses premiers films, c’est un réalisateur talentueux qui possède un vrai style, un univers bien à lui et surtout une écriture pertinente, un sens de la comédie que peu de réalisateurs français ont, un humour intelligent. Je savais également que c’était un excellent directeur d’acteurs et c’est vrai que cela me réjouissait de tourner avec lui. Après, lorsque j’ai découvert le scénario, je n’en ai été que plus enthousiaste, c’était tellement bien écrit, tellement drôle. Mais il s’agit effectivement d’un personnage très différent des rôles que j’avais pu aborder jusqu’ici. Irène est moins enfantine, plus féminine, plus sexuelle, voire plus dénudée et cela me plaisait beaucoup. J’allais pouvoir enfin être maquillée, on allait me rendre sexy, j’allais avoir des robes magnifiques, c’était excitant.

Au-delà de ces simples apparences, qu’est-ce qui vous touchait dans la personnalité d’Irène ?
J’aimais son côté aventurier. Elle fonce, elle n’a peur de rien et hésite rarement. J’admire sa détermination et j’apprécie également sa légèreté, sa fraîcheur. Je trouve incroyable qu’elle puisse ainsi meubler sans arrêt la conversation, ce qui donnait d’ailleurs des scènes qui, au niveau du jeu, m’intéressaient beaucoup. Au-delà du personnage, c’est vraiment ce qui m’a motivée, avoir de vraies scènes de comédie à défendre, tous ces quiproquos, ces rebondissements. J’ai, par exemple, beaucoup aimé jouer celle du restaurant où elle explique qu’elle n’aime pas le caviar, il y en a beaucoup qui étaient réellement succulentes à appréhender. Ce sont vraiment des scènes qui se rapprochent du théâtre, il y avait quelque chose à défendre, à jouer, ce qui n’est pas toujours le cas au cinéma, où l’on peut tomber facilement dans des registres très quotidiens, qui sont agréables mais peut-être moins jubilatoires.

Le rapport qu’elle entretient avec l’argent, c’était quelque chose qui vous amusait, je pense que c’est assez jouissif d’incarner un personnage qui joue autant sur ses pouvoirs de séduction ?
C’est vrai que son côté « cocotte » était assez irrésistible à saisir. Elle aime les cocktails, les garden party, elle évolue comme un poisson dans l’eau dans cet univers étincelant qui n’est fait que de paillettes, les grands hôtels la font rêver. Mais elle a également un côté très cruel qui est déroutant, elle peut être assez antipathique, ce qui est aussi intéressant à incarner.

Elle passe, en l’espace de quelques secondes souvent, d’un sentiment à l’autre, du romantisme à la séduction, de la tendresse à la cruauté, vous avez facilement réussi à vous l’approprier, à rendre toutes ces nuances ?
Au niveau du jeu cela ne me pose aucun problème, c’est plus mécanique et les sentiments viennent assez naturellement. Je n’ai pas l’habitude de répéter, je ne sais pas, c’est assez spontané, je ne me rends pas compte, je ne me pose pas trop de questions en général. Comme cela ne me dérange pas de changer de registre, j’aime ce qui est varié, je prends les rôles tels qu’ils se présentent et cela m’amuse beaucoup de composer un personnage, c’est riche. En général, je lis le scénario et le personnage s’impose peu à peu. Les costumes souvent permettent de s’en rapprocher. Au début, lorsque j’essaie pour la première fois les costumes, je ne sais jamais vraiment vers où je vais et peu à peu on perçoit certains détails de la personnalité du rôle, on le ressent. Et il faut savoir utiliser parallèlement la vision des autres, ne surtout pas formater un personnage sur ses propres goûts, c’est primordial pour le cerner. Les costumes, les chaussures sont vraiment en ce sens un détonateur, ils génèrent notamment une certaine démarche. Pour interpréter Irène, par exemple, j’ai du arrêter de me ronger les ongles, ce qui m’a forcé à avoir une nouvelle façon de jouer avec mes mains, de caresser les choses, cela a l’air totalement idiot mais, ces détails qui semblent anodins orientent vraiment le façonnage d’un personnage, la composition vers laquelle on va s’orienter.

Est-ce que cela vous arrive de vous inspirer de certains personnages, du jeu de certaines comédiennes, je pense ici notamment à Audrey Hepburn, pour travailler un rôle ?
Alors là, pas du tout, au contraire, je n’aimerais pas être trop influencée. Cela me perturberait, j’aurais vraiment peur du coup d’avancer dans le rôle.

Il vous arrive de vous écarter ensuite du scénario, de vous en libérer pour imposer également votre propre vision du personnage ?
Oui, souvent, c’est un échange, d’autant plus que Pierre, s’il sait exactement ce qu’il veut, ne nous impose aucune méthode, ses directives sont très libres et nous laissent beaucoup d’espace pour nous exprimer. Il nous dira ensuite si nous nous sommes égarés, s’il préfère plus se centrer sur telle ou telle direction, mais il écoute, observe ses comédiens, leurs réactions, leurs façons de vivre la scène.

Il s’extasiait lors d’une interview, qu’il a donnée récemment, sur l’incroyable travail que vous avez fait sur la voix pour trouver ce personnage, est-ce venu également de manière spontanée ?
Oui, c’est venu avec le personnage, avec les scènes, naturellement. Je sais qu’à l’origine Pierre était intéressé par la gouaille que je peux avoir dans la vie, donc évidemment, il me poussait parfois sur ce créneau, mais, étrangement, c’est assez inconscient.

Et le fameux « j’aimerais, je voudrais » vous en avez trouvé immédiatement l’espiègle sensualité ?
Dès la lecture je savais déjà que ce serait génial à jouer. C’est vraiment extraordinaire d’interpréter un personnage qui lui-même joue, il faut réussir à tromper le spectateur, pas seulement son partenaire. C’était vraiment super, vraiment… Le regard proche et lointain…

Vous avez retenu la leçon ?
Malheureusement non, je suis personnellement plutôt nulle dès qu’il s’agit de ce registre.

Vers quel genre de rôle aimeriez vous aujourd’hui vous orienter ?
J’aime les rôles qui me permettent vraiment de m’amuser, de m’enrichir, mais surtout qui vont me donner l’occasion de découvrir quelque chose qui se situe presque au-delà du rôle, que ce soit une réelle expérience. Interpréter, par exemple, une pianiste, me plairait énormément car je pourrais du coup aborder le piano. De la même façon découvrir une langue, un pays, un lieu, c’est toujours pour moi un réel plaisir et une chance unique, j’en ai conscience.

Irène, qu’est-ce qu’elle vous a apporté ?
Elle m’a donné la chance de percevoir une certaine féminité que je n’avais pas et d’être du coup plus féminine, de percevoir les regards des hommes qui s’arrêtent sur vous non pas parce que vous êtes intelligente mais juste parce qu’il vous désire. Je n’y faisais jamais attention, ce n’est pas une direction qui m’intéressait. Ce fut également une rencontre passionnante avec Pierre et son équipe, à laquelle il est très fidèle.

C’est étonnant, car en tant qu’actrice, même si vous êtes particulièrement discrète, vous êtes forcément l’objet de certains fantasmes, vous n’en aviez pas conscience ou vous le refusiez, vous vous en protégiez ?
Cela m’a troublée au départ, je ne supportais pas d’être ainsi l’objet soudainement d’autant d’intentions. Cela m’angoissait, mais aujourd’hui, je réussis à le gérer, j’ai pris du recul et cela m’amuse plus qu’autre chose tout en me laissant indifférente désormais. L’indifférence, ne pas vouloir voir ou assumer une part de séduction, est peut-être une forme de protection, oui.

 

» retour à l'index

 

 

 

 

 

Drew Barrymore Mariah Carey Keira Knightley fansite Kate Hudson Web Jennifer Lopez Web Meg Ryan Network - fansite liens