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Elle est l’héroïne du nouveau Stephen Frears.

Ambitieuse en amour et perplexe devant la célébrité, la surprenante Audrey Tautou revient à l’écran dans « Dirty Pretty Things », où elle incarne une jeune immigrée turque. Rêveuse, terrienne et drôle, elle répond à notre questionnaire sans prendre de joker.

On s’était promis de ne pas lui en parler. Mais c’est elle qui a commencé. Qu’on lui propose de jouer à « Si je vous dis… » et, facétieuse, Audrey Tautou s’exclame : « Amélie ! » Plus tard, au cours de l’entretien, un mot surgit à tout propos de ses lèvres bouton de rose : « destin » par-ci, « destin » par-là. A défaut d’être fabuleux, ce qu’elle réfute, le sien est hors du commun. N’a-t-elle pas, à 25 ans, les meilleurs cinéastes à ses pieds (elle vient de travailler avec Amos Kollek, Alain Resnais, et tourne en ce moment, avec Jean-Pierre Jeunet, « Un long dimanche de fiançailles », d’après Sébastien Japrisot) ? N’a-t-elle pas vu, un beau jour, Stephen Frears en personne lui porter à Bordeaux un film sur un plateau ? Audrey se souvient de la scène avec amusement. « J’avais la tête ailleurs, c’était le dernier jour de tournage de “A la folie, pas du tout”, de Laetitia Colombani, juste avant la fête de fin de film. J’ai un peu halluciné, pour tout dire. Et puis, j’ai foncé, sans trop savoir de quoi il retournait. » Parce que Frears, ça ne se refuse pas, malgré un obstacle de taille : Audrey ne parle pas l’anglais. « Mais alors, pas du tout ! A l’école, j’étais vraiment nulle en langues, j’ai été obligée de m’y mettre. » Là où les choses se compliquent, c’est que, dans « Dirty Pretty Things », elle interprète le rôle d’une jeune immigrée turque. Sans se démonter. « D’abord, je n’ai jamais peur des choses que je ne connais pas. Ensuite, quitte à jouer en anglais, autant que ce soit le rôle d’une étrangère. Bon, de là à dire que mon accent turc est parfait… Mais si j’avais été mauvaise, Frears m’aurait coupée au montage, pour ne pas me laisser détruire son film ! » Le film, justement : un ovni sombre et grinçant, entre thriller et fresque sociale. Nous sommes à Londres, il est question de travailleurs immigrés clandestins et de trafic d’organes. Entre le magnifique Chiwetel Ejiofor, qui incarne un Nigérien confronté à quelques petites horreurs, et Sergi Lopez, en directeur d’hôtel corrompu jusqu’à l’os, notre Audrey nationale tire son épingle du jeu dans un rôle très noir. « Ne racontez pas tout, malheureuse, il faut préserver le suspense ! » D’accord, d’accord. On commence notre petit jeu, alors ?

Audrey est partante. « Je suis encore vierge de promo, profitez-en ! » Elle cale son corps frêle dans un fauteuil, allume une cigarette, penche sa jolie tête brune sur le côté, et plante ses fameux yeux noirs dans les vôtres. La grâce de Blanche-Neige, la gouaille d’Arletty, cette fille est vraiment unique.

Elle:
Si je vous dis ESPOIR ?

Audrey Tautou:
Je n’en ai pas, cela me permet d’avoir plein de bonnes surprises.

Elle:
Si je vous dis BONHEUR?

Audrey Tautou:
Le vrai, le grand, ne provient que de la réussite de la vie privée et familiale. Donc, même si je ne suis pas une fille malheureuse et si tout va bien pour moi, j’en suis plutôt en quête.

Elle:
Si je vous dis SUCCÈS ?

Audrey Tautou:
C’est un poids ! Je préférerais faire des films en gagnant le Smic et ne pas être connue ! Les gens me taxent de malhonnêteté quand je dis ça, ils ne comprennent pas que la célébrité ne me rend pas heureuse et que je suis parfaitement sincère. On me dit : « Quand même, il y a des avantages. » Ah bon, lesquels ? Trouver une table au restaurant sans avoir réservé ? Merci bien, je peux vivre sans !

Elle:
Si je vous dis IMAGE ?

Audrey Tautou:
C’est tout le problème de la célébrité. Les gens ont une image de moi qui n’a rien à voir avec ce que je suis. Je ne vous connais pas plus que vous ne me connaissez, et vous avez pourtant l’impression de me connaître. Mais, même si c’était moi qui vous posais les questions, je ne pourrais pas prétendre vous connaître à la fin de cette interview. Tout ça pour dire que je n’ai pas encore réussi à m’habituer au regard des gens dans la rue, au restaurant. Au début, je me protégeais contre leur curiosité en leur jetant des regards assassins, ce qui ne me ressemble pas du tout. De nombreuses personnes doivent penser que je suis odieuse ! J’ai fini par réaliser que je ne supportais pas que l’on me regarde dans les yeux, c’est comme si j’étais toute nue. J’ai longtemps lutté contre les lunettes de soleil et le chapeau, mais finalement, ça mérite réflexion.

Elle:
Si je vous dis VOYAGE ?

Audrey Tautou:
Je voudrais que ce soit mon avenir. Je voyage sac au dos, tranquille, sans rien prévoir. Je m’en donne letemps, je n’enchaîne jamais deux films à la suite. Dernièrement, je suis allée en Indonésie, au Vietnam, au Portugal, en République dominicaine. J’aime être au plus proche des gens d’ailleurs.

Elle:
Si je vous dis ENFANCE ?

Audrey Tautou:
La mienne a été très heureuse. Et très occupée. Je faisais des milliers d’activités, des ateliers « maquettes et figurines », du hautbois, du piano, du chant, du dessin, du golf, de la danse, du volley… Par ailleurs, je rêvais d’avoir des animaux. Une chèvre, d’abord. J’y ai renoncé car les voisins ne voulaient pas qu’elle broute avec leurs moutons. Ensuite, j’ai voulu une otarie mais, étonnamment, mon père n’a pas cédé pas question de construire un bassin dans le jardin ! Et puis, il y a les singes, que j’aime passionnément. Vers 9 ans, j’avais appelé toutes les animaleries de Paris pour en trouver un, en vain. J’aurais aimé être primatologue, d’ailleurs je suis allée à Sumatra, rien que pour les voir vivre en liberté dans la jungle.

Elle:
Si je vous dis FAMILLE ?

Audrey Tautou:
Rien n’est plus important pour moi. J’ai un frère et deux sueurs, ils ont entre 17 et 23 ans, je les adore, je donnerais ma vie pour eux. On ne se voit pas très souvent, on ne se téléphone pas beaucoup non plus, je n’appelle pas ma mère tous les jours. Mais nos liens sont tellement forts qu’ils supportent d’être espacés. Evidemment, je rêve de fonder une famille, dans le sens le plus classique du terme.

Elle:
Si je vous dis AMOUR ?

Audrey Tautou:
J’ai tendance à trouver ça compliqué… Comme j’ai l’espoir et l’angoisse, ou alors l’espoir angoissé (!) de réussir ma vie de famille, je me mets une pression énorme. Je suis en recherche… Ou plutôt non, je veux dire que j’ai des amoureux, enfin, pas plusieurs à la fois, hein, comprenez-moi bien, je ne suis pas du tout le genre de fille à flirter ! Le problème, c’est que je mets la barre tellement haut que ça finit par ressembler à la quête du prince charmant. L’amour, j’y consacre du temps, de la réflexion. Trop, peut-être. Je me répète : « Faut pas que tu te plantes, faut pas que tu te plantes », vous imaginez un peu ? J’ai l’impression que certaines personnes rencontrent l’âme soeur, et d’autres non. Et je me dis qu’avec la chance que j’ai eue dans mon métier, a priori, je vais faire partie de la deuxième catégorie ! C’est terrible ce que je vous dis, je suis assez pessimiste, en fait.

Elle:
Si je vous dis BÈBE ?

Audrey Tautou:
Pour moi, cela va forcément avec famille, tribu. Des bébés, j’en veux plein, trois, quatre, cinq si tout va bien. Mais attention, je n’ai pas envie d’être mère, là, maintenant, tout de suite. J’ai avant tout un désir de famille. C’est une telle pression que ça ne va pas me donner confiance en moi.

Elle:
Si je vous dis FANTASME ?

Audrey Tautou:
Oh ! là là… Oui, je sais ! Mon fantasme, ce serait de savoir manoeuvrer les bateaux. Naviguer, quelle liberté !

Elle:
Si je vous dis GOURMANDISE?

Audrey Tautou:
Je n’aime pas manger, pas même du chocolat. Je suis grasse (ndlr : ! ? ! ? ! ?), mais pas gourmande. Ça ne se voit pas, certes, mais ce n’est pas qu’une question de poids, vous savez !

Elle:
Si je vous dis PASSION ?

Audrey Tautou:
Ça me parle, parce que c’est synonyme de nouveauté. J’ai toujours besoin de découvertes. En général, je me lasse très vite des choses.

Elle:
Si je vous dis PSYCHANALYSE ?

Audrey Tautou:
Je ne suis jamais allée voir un psy, mais la psychanalyse m’a toujours fascinée. J’avais d’ailleurs projeté, entre autres, d’être psychologue pour enfants. J’aime analyser les comportements des gens. En ce qui me concerne, je sais que j’y viendrai un jour, ne serait-ce que pour comprendre ce dédoublement de personnalité que la célébrité provoque chez moi.

Elle:
Si je vous dis FÈMINITÈ ?

Audrey Tautou:
J’ai été un garçon manqué, je ne le suis plus, mais j’ai plein d’amis garçons. Je pense que je suis agréable pour eux parce que je ne suis pas une fifille, j’adore regarder les matchs de foot, je ne suis pas proféministe, je ne suis pas choquée de les entendre raconter leurs histoires de mecs… Pour l’instant, je suis encore une femme-enfant. Ça me va bien, je n’ai pas l’âge d’être une femme, je crois que ça vient avec la maternité.

Elle:
Si je vous dis MODE ?

Audrey Tautou:
J’aime les vêtements, mais je ne suis pas du tout à la mode. Ça, c’est un truc (ndlr : un petit haut ravissant, fleuri et volanté) qui a trois ans, ça, bon, un vieux pantalon de velours (ndlr : en fait, un pantacourt rose fané on ne peut plus fashion) et ça (ndlr : des tongs noires en plastique simplissimes et donc parfaites), j’en porte depuis toujours, il se trouve que c’est à la mode cette année. Les marques, je m’en moque, je ne porte que des vêtements confortables. Pas de jupe, surtout des pantalons, parce que j’ai des mollets d’asticot (ndlr : on en voudrait des pareils).

Elle:
Si je vous dis PARFUM ?

Audrey Tautou:
Il y a longtemps que je n’en porte plus. Je préfère les parfums qui me rappellent un pays, une atmosphère. Comme l’arôme des Kretek, des cigarettes indonésiennes au clou de girofle. Ou l’épouvantable odeur du durian, un fruit de là-bas qui empeste les rues.

Elle:
Si je vous dis DESTIN ?

Audrey Tautou:
C’est drôle, je n’ai pas l’impression d’être dans une vie qui m’était destinée… Comme si on grimpait sur un arbre et que, à un moment, il faille choisir une branche. Ce choix va engager des choses, à chaque carrefour on réécrit sa vie. Mon premier carrefour a été le cours Florent. Quand j’ai eu mon bac, mes parents m’ont offert un atelier d’été. A la fin, on m’a proposé de me faire passer direct en deuxième année, j’ai décidé de rester. Et puis, évidemment, il y a eu les essais pour « Amélie ». Je m’étais dit : «Vas-y, de toute façon, tu n’auras pas le film, mais il faut que tu sortes contente de cette épreuve, tu ne peux pas ne pas faire de ton mieux.» Vous connaissez la suite…

Elle:
Si je vous dis EGO ?

Audrey Tautou:
On dit que tous les acteurs sont égocentriques. Moi, je suis très orgueilleuse, je suis Lion, après tout… Par exemple, dans une histoire d’amour, si je suis quittée, je ne laisse pas la personne revenir. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai réglé mon chagrin lorsque ça m’est arrivé. J’ai été très malheureuse, mais quand il a manifesté à nouveau un petit intérêt, j’ai dit : « Dehors ! » Et c’était terminé.

Elle:
Si je vous dis REGRET ?

Audrey Tautou:
Je n’en ai aucun.

Elle:
Si je vous dis STAR ?

Audrey Tautou:
Ça ne veut rien dire du tout !

 

 

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