Audrey Tautou Web @ audreytautou.org est un site de fan non officiel qui n'est en aucun cas commercial ou lucratif. Nous ne sommes pas affiliés ou en contact avec Mlle Audrey Tautou et ne pouvons donc pas lui transmettre de courrier ou demande quelconque. Ce site a pour but d'informer toute personne intéressée par la carrière d'Audrey Tautou, nous ne postons rien sur la vie privée. Si un élément du site est votre propriété et que vous ne souhaitez pas sa publication ici-même, merci de bien vouloir nous contacter de façon à ce que nous nous mettions en conformité avec votre volonté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Audrey Tautou, Guillaume Caneto et Laurent Stocker sont à l'affiche d'«Ensemble, c'est tout», de Claude Berri, adapté du best-seller d'Anna Gavalda. Un hymne à la solidarité entre générations. Entretien croisé.


Impossible de séparer le beau trio formé par Claude Berri pour Ensemble, c'est tout, en salles mercredi prochain. Non seulement ces trois-là s'entendent à merveille, mais leur amitié incarne à l'évidence l'esprit même d'un film tonifiant o ù de jeunes trentenaires retrouvent le goût de vivre grâce au plaisir d'être ensemble. Il y a tout d'abord Camille (Audrey Tautou), petite ombre émincée douée d'un joli coup de pinceau, mais condamnée à faire des ménages dans des bureaux ; Franck (Guillaume Canet), le cuistot un peu rustre qui, entre deux services et deux aventures sentimentales, s'occupe de sa grand-mère, Paulette ; Philibert, enfin (l'excellent Laurent Stocker, sociétaire de la Comédie-Française, qui fait ici ses premiers pas au cinéma), l'aristo bègue qui rêve de théâtre mais vend des cartes postales... Trois existences solitaires réunies dans un grand appartement pour découvrir qu'au-delà des différences, il faut croire aux miracles du possible, à la force des vertus cardinales que sont la gentillesse, la bienveillance, la solidarité et la compréhension. Une philosophie qui a fait le succès du roman d'Anna Gavalda, fidèlement adapté. Consensuel, le film chante l'air de la réconciliation. Audrey Tautou, Guillaume Canet et Laurent Stocker Ont accepté de revenir sur les thèmes qu'il aborde : l'amitié, l'amour, la vieillesse, la famille... Conversation (chorale) menée à bâtons rompus.


° L'Optimisme qui se dégage de ce film laisse penser que son tournage a dû être très joyeux...


Audrey Tautou - Joyeux et difficile à la fois. Claude Berri a eu un accident vasculaire cérébral avant le tournage, il était très fatigué. Cela a contribué à ce que chacun d'entre nous, plus ou moins consciemment, décuple son énergie, sa concentration, son engagement.


Guillaume Canet - Une anecdote, seulement : on ne se connaissait pas avec Laurent, mais notre première rencontre, dans les locaux de la société de production, nous a très vite rapprochés. Claude me présente à des tas de gens, puis il me demande de venir voir des essais pour le personnage de Philibert. Quand j'ai reconnu Laurent, que je venais de croiser quelques minutes auparavant, cela m'a mis très mal à l'aise, j'étais incapable de donner un avis, car je savais qu'il attendait dans la pièce d'à coté. Le malaise passé, nous sommes devenus très complices.


° «Ensemble, c'est tout» débute sur un triste constat : la solitude de ces trentenaires vivant dans une grande ville et leur incapacité à communiquer...


A. T. - La solitude est le vrai sujet du film. En vivant à trois, Camille, Philibert et Franck vont réaliser à quel point ils étaient extrêmement seuls avant. Cela fait du bien de se rendre compte que l'on peut partager l'impression de ne pas être toujours en harmonie avec le monde qui nous entoure.


Laurent Stocker - Ces trois personnages sont à l'image de notre génération : croiser des gens extérieurs à leur milieu leur paraît très difficile.


G. C. - Pour dire la vérité, il y a une chose que j'aimerais changer en moi. Je regrette de ne pas avoir suffisamment d'ouverture d'esprit pour rencontrer des gens hors de mon univers. Je suis incapable de me rendre à une soirée o ù je ne connais personne. C'est mon coté ours.


° Camille, Philibert et Franck donnent l'impression de s'être construits loin de leur famille. Est-ce aussi votre cas ?


A. T. - Pas le mien, en tout cas. Ces trois personnages, eux, sont comme des orphelins. Aucune famille ne les protège.


L. S. - Ils ont refusé de répondre aux attentes de leurs parents. Un choix d'autant plus difficile à assumer qu'ils doivent lutter contre un fort sentiment de culpabilité. Aujourd'hui encore, on n'imagine pas à quel point cela se passe mal dans certaines familles quand un enfant dit qu'il veut devenir acteur.


G. C. - Je n'ai pas eu ce problème. Mes parents m'ont toujours fait confiance. Il m'ont donné des valeurs, montré ce qui était bien et ce qui l'était moins. A 15-16 ans, je me préparais déjà un avenir professionnel. Je voulais devenir cavalier professionnel. Je ne fichais rien à l'école, mais je me levais à 4 heures du matin pour faire les boxes des chevaux, je montais 10 chevaux par jour. Si je me plantais en concours, je devais assumer mes responsabilités face aux propriétaires.


° Ce film est aussi un hymne à l'amitié. Y attachez-vous une grande importance ? Est-il possible, quand on est comédien, d'avoir des amitiés qui ne soient pas liées au monde du cinéma ?


L. S. - Les amis peuvent être plus importants que la famille. Les échanges que j'ai par exemple avec mes amis vignerons sont toujours extrêmement enrichissants. Ils me sont indispensables !


G. C. - Tu as raison. Heureusement que l'on n'a pas que des amis dans le cinéma. Vous imaginez la pauvreté intellectuelle ! Je conseille à tout le monde d'avoir des potes ostréiculteurs, des potes apiculteurs ! Les gens qui, de façon générale, ont un rapport à la nature vous ramènent toujours au concret, à l'essentiel.


° Votre génération est parfois jugée sévèrement. On la dit réfractaire au changement, indécise, versatile. Vous reconnaissez-vous dans ce tableau ?


A. T.
- Chaque génération est critiquée. Elle est plus ceci, moins cela... Ecoutez les gens : c'était toujours mieux avant. Pourquoi toujours idéaliser le passé et ne pas reconnaître que chaque époque est différente ?


G. C. - ... Et pourquoi toujours vouloir réduire l'ensemble d'une génération à quelques clichés ?


° Avez-vous le sentiment d'avoir un rapport au couple et à l'amour si différent de celui de vos parents et de vos grands-parents ?


L. S. - A l'époque de nos grands-parents, on était liés pour la vie, du moins officiellement... Souvent, les relations se construisaient sur des mensonges. Aujourd'hui, on se ment moins à soi-même, donc moins à l'autre. C'est plus simple même si ça crée d'autres difficultés.


G. C.
- Moi, je suis toujours en train d'essayer de comprendre comment marche un couple !


A. T. - Ecoute, Guillaume : qui ne tente rien n'a rien ! (Rires). Non, j'ai mieux encore : la peur n'évite pas le danger !


° Après avoir coupé les ponts avec leurs parents, vos personnages se dévouent pour une grand-mère. N'est-ce pas là une vision idyllique du rapport entre les générations ? Quelles relations entretenez-vous avec vos grands-parents ?


G. C. - A la lecture du scénario, la relation de Franck et de sa grand-mère m'a beaucoup touché parce que j'ai compris trop tard l'importance d'avoir des grands-parents. J'ai perdu tous les miens et je regrette vraiment de ne pas avoir passé plus de temps avec eux, de ne pas avoir eu des conversations d'adultes sur un certain nombre de sujets comme le couple, par exemple.


A. T. - Dans notre société, on a souvent le sentiment que le troisième âge est perçu comme un troupeau ! A croire que les gens âgés n'ont plus de personnalité, comme si leurs problèmes de santé les rendaient tous identiques. Très souvent, on leur manque de respect, on oublie l'existence qu'ils ont menée, les épreuves qu'ils ont dû surmonter.


° Respect des vieux, sens du devoir, éloge de la solidarité... Que de bons sentiments !


G. C. - Et alors ? Cela change de la télévision et de tous ces connards qui présentent des émissions dont le succès repose sur l'agressivité !


A. T. - Il est tellement de bon ton de considérer certaines valeurs comme démodées. Parlez de gentillesse, de générosité, de compassion, de bienveillance et on vous reproche de faire dans la guimauve. Aujourd'hui, ce qui est branché, c'est le cynisme, la vulgarité, la méchanceté.

 

» retour à l'index

 

 

 

 

 

Drew Barrymore Mariah Carey Keira Knightley fansite Kate Hudson Web Jennifer Lopez Web Meg Ryan Network - fansite liens